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Près d'un miliers de personne se sont réunis à Paris, samedi 6 juin 2022, pour réclamer Justice après la mort de Sohel Rana -battu à mort en mai dernier. Pour beaucoup, il s'agissait de leur première manifestation, dans l'espoir que les agressions à l'encontre des Bangladais-es cessent.
Reportage.
Manif parmi les manifs, ce dimanche 1er mai était aussi le premier rendez-vous social du second mandat d’Emmanuel Macron à la tête du pays. A Paris, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées, pour la majorité en débordant les syndicats, afin de montrer que les luttes sociales n’ont pas été annihilées par la mascarade électorale dont nous sortons à peine.
Reportage et pistes de réflexions.
#StopLoiSécuritéGlobale
Confinement et déconfinement
Vers la grève générale
Agenda des mobilisations
ANTIRACISME
Le premier meeting de campagne du candidat Eric Zemmour, d'abord prévu au Zénith de Paris puis déplacé en Seine-Saint-Denis, s'est déroulé quasi sans encombre. Ce dimanche 5 décembre 2021, les opposant-es à l'idéologie d'extrême-droite espéraient pourtant faire dérailler la machine, dans la continuité des mobilisations antifascistes de ces dernières semaines observées aux quatre coins de France. Des rues parisiennes aux allées goudronnées de Villepinte (93), la grande mobilisation contre l'extrême-droite rêvée n'a pas eu lieu. Éléments d'explication.
Comme chaque année, une marche en l'honneur d'Adama Traoré a eu lieu à Beaumont-sur-Oise (95), ce samedi 17 juillet. La mort en 2016 de ce jeune homme noir de 24 ans, impliquant un équipage de trois gendarmes, n’a toujours pas donné lieu à un procès ; et comme depuis cinq ans, la marche entendait ne réclamer que deux choses : la vérité, et la justice pour Adama.
Samedi 22 mai, à Argenteuil (95), la famille, les ami•es et les proches de Sabri Choubi marchait en sa mémoire et pour exiger que lumière soit faite sur les circonstances de sa mort, il y a un an.
Samedi 15 mai 2021, plusieurs milliers de personnes -souvent jeunes- ont tenu à afficher leur soutien aux Palestinien-nes -victimes des bombes pour les un-es, victimes des expulsions pour les autres. Les manifestant-es ont résisté pacifiquement face à un dispositif policier qui cherchait à empêcher tout rassemblement. A contre sens de la position diplomatique de la France, pour elleux, le jeu en valait la chandelle
Alors qu'elles entament leur 21ème mois de grêve, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles ont poursuivi le groupe Accor aux Conseil des Prud'hommes lors d'une audience liminaire, ce mercredi 7 avril. Hélas, toujours pas d'accord en vue entre les deux parties. La suite du combat entre David et Goliath est fixée au 13 décembre prochain.
Mercredi 13 janvier, environ 700 personnes se sont rassemblées devant le commissariat de la Gare du Nord, à Bruxelles. C'est là que, trois jours plus tôt, la vie aurait été ôtée à Ibrahima Barrie, 23 ans. Interpellé alors qu'il filmait une arrestation avec son téléphone, il est embarqué au commissariat de la rue de Brabant à Saint-Josse-ten-Noode duquel il ressort inanimé. Le jeune homme succombe aux alentours de 20h22, à l'Hôpital Saint-Jean. A 2h30, la famille est avertie du décès d’Ibrahima, il aurait fait un arrêt cardiaque. Les policiers évoquent, quant à eux, un malaise dans la salle de fouille, ou encore le fait qu'Ibrahima aurait ingéré de la drogue, versions remises en doute voire totalement réfutées par la famille et les médecins ayant pratiqué l'autopsie.
Ce mardi, trois identitaires ont dû répondre de leurs actes devant le Tribunal de Grande Instance de Lille. Mis en cause par le reportage Generation Hate d’Al Jazeera diffusé en septembre 2018, ils étaient entendus pour l’agression raciste d’une adolescente ainsi que pour des faits d’incitation à la haine et de provocation directe à un acte de terrorisme pour deux d’entre eux.
Vendredi 16 Septembre, à la veille de l’arrivée des marcheurs sans-papiers - parti·es des quatre coins de la France pour converger vers la manifestation nationale à Paris, nous nous sommes entretenu·es avec le cofondateur du CLAP [Collectif des Livreurs Autonomes de Paris, NDLR], Jérome Pimot, pour échanger autour des travailleurs de plateforme de livraison de repas à vélo, dont recouvre la lutte des livreurs sans-papiers de Frichti.
Entretien.
Il y a tout juste 15 ans, le 8 novembre 2005, le gouvernement de Dominique de Villepin, soutenu par le Président Jacques Chirac, décrétait l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire métropolitain. Une décision lourde de sens, prise sans concession après que les révoltes dans les quartiers populaires aient totalement échappé à tout contrôle. Dans cette deuxième partie d’un dossier consacré aux révoltes de 2005, LaMeute revient sur la mise en place de l’état d’urgence contre des jeunes que tout poussait légitimement à la rébellion.
Antisexisme
A l'initiative des colleureuses, environ un millier de personnes ont manifesté dans les rues de Paris contre "les féminicides et l'inaction de l'Etat", vendredi 25 juin. Pendant sa marche, le cortège a appris le verdict dans l'affaire Valérie Bacot.
Alors qu'elles entament leur 21ème mois de grêve, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles ont poursuivi le groupe Accor aux Conseil des Prud'hommes lors d'une audience liminaire, ce mercredi 7 avril. Hélas, toujours pas d'accord en vue entre les deux parties. La suite du combat entre David et Goliath est fixée au 13 décembre prochain.
Faisant bon gré mal gré des aléas du calendrier -la Journée Internationale pour les Droits des Femmes tombant cette année un lundi- les féministes ont investi l'espace public pendant quatre jours, imposant toujours plus les problématiques d'égalité à l’agenda :entre les genres, entre les classes, faisant fi des origines, en somme, une dynamique intersectionnelle, englobante et inclusive. Ni retour en arrière possible, ni peur d'un retour de bâton. Dans les rues de Paris ou à Marseille, les femmes préviennent : "tic-tac le patriarcat".
Retour sur l’action du syndicat des femmes de confession musulmanes à l’encontre du réseau de salles de sport Interval, qui refuse toujours l’accès de ses services aux femmes qui portent le voile. Après huit mois de dialogue de sourd, vendredi 3 juillet en fin d’après-midi, les militantes du syndicat des femmes musulmanes de l’Alliance Citoyenne Grand Lyon sont passées à l’action. Envahissant le hall d'une salle Interval du centre de Lyon, et exigeant l'autorisation du port du hijab de sport, elles témoignent également des discriminations qu’elles ont pu subir et de leur volonté d’auto-détermination.
Pour nos sœurs enfermées, sous le joug d'un homme violent, pour celles qui comptent les bleus, pour celles qui subissent des viols conjugaux chaque jour. Pour nos sœurs qui sont en première ligne pour combattre la pandémie et qui font face à l’infini mépris gouvernemental. Pour toutes les caissières, soignantes, auxiliaires de vie, pharmaciennes... Nous avons choisi, à LaMeute, de rendre hommage à toutes ces femmes en partageant ce portfolio sur les marches pour les droits des femmes du 8 mars dernier, à Bruxelles (Belgique) et à Buenos Aires (Argentine). Confinées ou non, la lutte continue à travers le monde. La honte doit changer de camp.
Le week-end qui vient de s’achever à Paris, a été fort, physiquement, émotionnellement, et politiquement. Les différents événements féministes organisés sur la capitale ont consacré les idéaux d’un féminisme intersectionnel. Une brèche s’est ouverte. Les oubliées telles que les travailleuses du sexe, les transsexuelles, les racisées et les femmes non-valides rappellent néanmoins qu’elles « attendent beaucoup plus ».
Le rendez-vous est pris en début de soirée. Ce jeudi, c’est soirée ciné-débat, à la bien nommée Allée du Progrès. C’est dans le local de campagne du maire PCF (Parti Communiste Français, NDLR) sortant, Gilles Poux, que l’association Compagnie Kialucera -qui propose des cours de théâtre et des spectacles de clowns à Aubervilliers et ses alentours depuis une vingtaine d’années- a diffusé sa dernière « création sociétale » : La place de la femme au cœur de la cité. Le documentaire s’adresse, en premier lieu, aux habitantes de La Courneuve et d’Aubervilliers. Et pour cause, le film a été pensé par elles, de l’écriture à la réalisation de certaines séquences.
C’est une claque. Une percussion visuelle. On le qualifiera sans doute de « petit » film, de film « indépendant ». Mais c’est surtout le genre de film qui se prolonge en dehors de la salle, qui reste en nous, dont on va parler encore pendant longtemps. Un film inspiré de faits réels qu’on a peu l’occasion d’entendre et qu’on vit pourtant tous les jours.
Écologie
Porté par un regain de soutien populaire venant de tout horizon, le collectif Justice & Vérité pour Adama Traoré a organisé samedi 18 juillet à Beaumont-sur-Oise (95) -conjointement avec le mouvement écologiste Alternatiba- la quatrième marche en souvenir du jeune homme décédé en 2016. Plusieurs milliers de personnes ont participé à l'événement, qui fait suite à de nombreux rebondissements dans cette affaire devenue symbolique. La famille souhaite à présent requalifier les faits en « violences volontaires ».
Ce lundi 17 février, les activistes d’Extinction Rebellion, Youth for Climate, RFCP (réseau Français de la construction paille), de l’association LESA (Liens, Enseignements, Sens et Autonomie) et de Superlocal ont bloqué l’activité du site parisien du cimentier Lafarge et la circulation des camions-citernes pour dénoncer l’impact environnemental de l’industrie du bâtiment.
Ce vendredi 27 septembre a eu lieu la plus grande manifestation de l’histoire du Québec : près d’un demi-million de personnes ont marché à Montréal contre l’inaction des politiques face aux enjeux climatiques.
Transports gratuits et cours annulés pour l’occasion (dans 3 des 4 universités de la ville, et deux tiers des cégeps publics de la province*) laissaient présager d’une mobilisation populaire, et même consensuelle. Durant la semaine qui a précédé, dans le bus, les amphis, ou les rayons de supermarché, on pouvait déjà entendre étudiant.es, touristes, fêtard.es, militant.es et parfois même inconnu.es se donner rendez-vous pour “la marche”. La veille, c’était au tour du premier ministre Justin Trudeau, cherchant désespérément à mettre derrière lui son scandale de blackfaces, d’annoncer sa présence à la manifestation - après Greta Thunberg quelque semaines auparavant.
Ce samedi 8 décembre, en parallèle de l’acte IV des gilets jaunes, s’est déroulé la 3eme marche parisienne pour le climat. L’appel lancé par plusieurs ONG à l’international a trouvé écho dans plus de 120 villes françaises et 17 pays. Malgré l’atmosphère pour le moins tendue dans la capitale, les organisateurices n’ont pas souhaité – malgré les demandes du gouvernement – annuler la marche. Pour autant celle-ci a dévié de son trajet initial et a finalement démarré à Nation pour finir à République.
Le dimanche 27 mai 2018, c’était la fête des terres de Gonesse, la Zone à conserver (ZAC) ou bien la ZAD d’Ile de France. C’est en effet depuis 2011 que ces « Zacistes » protègent les terres fertiles du triangle de Gonesse contre « EuropaCity », un projet de Mégacentre commercial et de loisirs de 250.000 m2. Cet aménagement accueillerait 500 boutiques, une piste de ski, un parc aquatique... 280 Hectares de terres agricoles seraient bétonnées : un réel anéantissant toute la faune locale.
Gilets jaunes
Le roi a pris la fuite d’un théâtre, vendredi soir dans le nord de Paris. Les manifestant.e.s présent.e.s à l’extérieur, qui attendaient une apparition, ne se sont pas dérobé.e.s.
Nous les retrouvons ce samedi 18 janvier, à l’appel de nombreux collectifs qui voulaient faire de ce jour un rassemblement national sur la capitale. Le cortège est un peu moins fourni qu’espéré. Nul doute que le parcours alambiqué – de la Porte de Champerret dans le nord-ouest parisien jusqu’à Gare de Lyon dans le sud-est - ainsi que la présence étouffante des forces de l’ordre ont dû en décourager quelques un.e.s…
Alors que le gouvernement et les médias mainstream passent à l'offensive sur le terrain de l' « opinion publique » par le discrédit des grévistes de la SNCF, dangereux terroristes anti-esprit de Noël, ils sont loin d'avoir conquis celui de la rue. Pour cette troisième journée de mobilisation contre le projet de réforme des retraites, les artères de Lille n'ont pas désemplies. Entre 20.000 et 30.000 personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale en ce jeudi 17 décembre 2019, un chiffre dépassant presque celui du 5 décembre dernier. Si l'Elysée a réussi à mettre dans sa poche les syndicats réformistes près à saluer la moindre courbette des élus, elle a bien fait comprendre ne rien vouloir céder aux plus téméraires des « partenaires sociaux ». Oeil pour œil, dent pour dent ; très nombreux sont les grévistes prêts à faire perdurer le combat, quitte à se faire gazer sous le gui à une semaine de Noël. Récit en image d'une manifestation massive :
Grève générale contre la réforme des retraites - jour 13. Après la baisse de mobilisation dans la rue mardi et jeudi dernier, la journée de manifestation de ce mardi 17 décembre a de nouveau permis de franchir la barre du million de personnes dans la rue. LaMeute, qui soutient encore et toujours les grévistes, a également battu le pavé parisien. PORTFOLIO EN FIN D’ARTICLE
Ce mardi 10 décembre, une nouvelle mobilisation générale, faisant suite a celles du 5 et du 7 décembre dernier avait lieu; la CGT évoque 180 000 personnes mobilisées a Paris et 885 000 dans toute la France. Si les chaines d'info en continu ont sauté sur l'occasion pour se réjouir à demi-mot d'une participation en baisse, le cortège parisien était pourtant fourni…LaMeute soutient la grève et décide, cette fois-ci, d'arrêter ici le texte. Face à un dispositif policier étouffant, la manifestation s’est déroulée de façon très traditionnelle. Nous vous laissons donc l’apprécier en images. Force à vous, force à nous.
Au-même moment où les Gilets Jaunes manifestaient pour leur 56ème acte, la CGT tenait son rassemblement annuel contre la précarité et la réforme de l’assurance chômage. Premier samedi de décembre, premier samedi de Grève Générale. Les deux cortèges, qui devaient converger à Montparnasse, n’ont pas pu se rassembler comme prévu. Les CRS veillaient au grain. REPORTAGE
Rues quasiment vides, écoles fermées, métros à l'arrêt et gares totalement désertes. Lille a des allures de ville morte en ce jeudi 5 décembre. Pourtant, les rues prennent vies tôt dans la matinée. A Tourcoing, 200 personnes sont venues crier leur colère devant le centre des Impôts, fief du premier adjoint et ministre Gérald Darmanin. A 14h30, c'est au tour de 20.000 âmes de se réunir Porte de Paris pour répondre à l'appel régional lancé par l'union syndicale des Hauts-de-France. Pompiers, infirmiers.es, postiers.es, cheminots.es, profs, étudiants.es, gilets jaunes... C'est un arc-en-ciel de corps de métiers qui se déploie dans les rues de Lille, bien déterminé à faire entendre son rejet catégorique de la réforme des retraites initiée par le gouvernement. Récit d'un week-end de mobilisation :
Précarité
De toute évidence, ce ne fut pas la grève générale que les syndicats espéraient (du moins aimerait-on croire qu’ils l’espéraient…). Il y avait certes des dizaines de milliers de personnes à Paris répondant à l’appel de la grève interprofessionnelle de plusieurs centrales syndicales, et plus d’une centaine de milliers dans tout le pays, mais cela n’a pas suffi à paralyser efficacement l’économie pour impacter les décisions du gouvernement. Et honnêtement, il fallait s’y attendre. Cependant, au vu du contexte politique et social très tendu dans toutes les strates de la société française, il faut aussi s’attendre à ce que ce mouvement s’étende et s’amplifie dans les jours à venir, et c’est de cela dont il faut que l’on discute.
Manif parmi les manifs, ce dimanche 1er mai était aussi le premier rendez-vous social du second mandat d’Emmanuel Macron à la tête du pays. A Paris, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées, pour la majorité en débordant les syndicats, afin de montrer que les luttes sociales n’ont pas été annihilées par la mascarade électorale dont nous sortons à peine.
Reportage et pistes de réflexions.
Nous à LaMeute, bah on aime bien l’histoire - surtout quand elle nous fait de ses petits clins d’oeils malicieux. Parfois, on n’y songe pas tout de suite ; on ne voit pas le lien entre les choses. Et puis, dans une rue bondée, nassée par les flics, on se souvient de tout, et l’on se surprend à sourire naïvement.
C’est exactement ce qui s’est passé devant les portes de la Sorbonne occupée, ce mercredi 13 avril 2022. On a souri, fort souri, parce qu’il y a quatre ans jour pour jour, nous racontions déjà la précédente occupation de cette fac emblématique des luttes sociales.
Le contexte a clairement changé : ce n'est plus contre Parcoursup – l’échec de la mob’ est passé par-là. Il y a eu les Gilets Jaunes aussi. Et puis la réforme des retraites, la Loi Sécurité Globale en plein COVID. Et les manifs contre le pass sanitaire… Le mandat d’Emmanuel Macron se termine sans doute dans ce qui le résume le mieux : une occupation politique, portée par une jeunesse irrévérencieuse.
Une foule hétéroclite de 20.000 personnes a défilé dans les rues de Paris, jeudi 27 janvier 2022 lors d'une journée de grève pour la hausse du salaire minimum. Mobilisé-es dès l'aube, iels ont été rejoints par les lycéen-nes de la capitale, qui ont étincelé un cortège éparpillé, mais motivé pour la suite.
Cinq mois après la mort de ce jeune, décédé après une course-poursuite avec les forces de l'ordre en avril 2021, les habitant-es du quartier de la Plaine à Saint-Denis (93) se sont rassemblés lors d'une marche ce dimanche 7 novembre, déplorant la lenteur de l'enquête préliminaire. Dans le cortège, ils ont la vingtaine, des rèves pleins la tête, et dénoncent un système qui les condamne à mourir "
Alors que les mesures restrictives mises en place par le gouvernement impactent toujours plus de secteurs professionnels, la manifestation du 1er mai s'est tenue à Quimper, comme partout dans le pays. Des centaines de personnes ont répondu à l'appel - syndicats, intermittent.e.s, militant.e.s, manifestant.e.s- pour rappeler qu'iels continuent d'exister….
Un peu plus de 20 000 personnes ont participé au premier défilé de la Journée internationale des travailleur-ses depuis le début de la pandémie. Au-delà de la question du travail, le cortège a exprimé -souvent dans un esprit de fête- son empressement à un véritable changement sociétal et stratégique.
Alors qu'elles entament leur 21ème mois de grêve, les femmes de chambre de l'hôtel Ibis Batignolles ont poursuivi le groupe Accor aux Conseil des Prud'hommes lors d'une audience liminaire, ce mercredi 7 avril. Hélas, toujours pas d'accord en vue entre les deux parties. La suite du combat entre David et Goliath est fixée au 13 décembre prochain.
Lundi 1er mars, 14h pétantes - Près de 400 étudiant·es de l'Université Libre de Bruxelles (ULB) ont occupé le forum de leur campus universitaire pour demande le retour immédiat des cours en présentiel et alerter sur leur situation. Avec l'Union Syndicale Étudiante (USE), des collectifs d'étudiant·es sans-papiers, afro-féministes et anti-capitalistes, ces jeunes de tous bords, issu·es de toutes filières confondues, se sont uni·es pour crier leur désespoir. En proie à des pensées suicidaires récurrentes, une précarité accrue, un sentiment d'isolement ainsi qu'au décrochage scolaire, les étudiant·es se heurtent à l'incapacité d'écoute des représentant·es politiques. Reportage auprès d'une génération sacrifiée.
Service public
Une foule hétéroclite de 20.000 personnes a défilé dans les rues de Paris, jeudi 27 janvier 2022 lors d'une journée de grève pour la hausse du salaire minimum. Mobilisé-es dès l'aube, iels ont été rejoints par les lycéen-nes de la capitale, qui ont étincelé un cortège éparpillé, mais motivé pour la suite.
1ère partie : Le protocole sanitaire « c’est que de la théorie, y a rien de pratique »
Depuis la rentrée des vacances de la Toussaint, les professionnel-les de l’éducation et lycéen-nes protestent contre le protocole sanitaire et ses mesures jugées inefficaces. Pourtant les écoles, collèges et lycées font partie des centres de contamination principaux.
LaMeute a rencontré Pierre*, Nassim et Sara, trois AED (Assitant.e d’Education) de Paris et Saint Denis, afin d’éclaircir la situation actuelle dans les collèges et les lycées perdus entre la pandémie, un protocole sanitaire inapplicable, l’inquiétude, et les gaz de la répression.
Ce samedi 14 novembre, à 13h, des lycéen-nes, parents et personnels mobilisé-es se sont rassemblé-es devant le lycée Balzac dans le 17e arrondissement de Paris. L’objectif de ce rassemblement (déclaré en préfecture par les syndicats de lycéen-nes et de personnels, professoraux comme éducatifs), était de poursuivre la mobilisation contre les mesures sanitaires dans les établissements scolaires jugées trop faibles, et contre la répression engagée contre leur mouvement depuis deux semaines.
Nous en faisons ici un court récit en images, et un live des prises de paroles est disponible sur notre page Facebook.
Depuis la rentrée des classes, un mouvement lycéen conteste le manque de mesures sanitaires appliquées dans les établissements scolaires. Les forces de l'ordre interviennent de plus en plus fréquemment aux abords des lycées pour mettre fin aux mobilisations, signe d'une fébrilité au sommet de l'Etat. Du côté des manifestant-es, comme au lycée Turgot à Paris, la défiance envers la police est actée.
Violences policières
Manif parmi les manifs, ce dimanche 1er mai était aussi le premier rendez-vous social du second mandat d’Emmanuel Macron à la tête du pays. A Paris, des dizaines de milliers de personnes se sont déplacées, pour la majorité en débordant les syndicats, afin de montrer que les luttes sociales n’ont pas été annihilées par la mascarade électorale dont nous sortons à peine.
Reportage et pistes de réflexions.
Cinq mois après la mort de ce jeune, décédé après une course-poursuite avec les forces de l'ordre en avril 2021, les habitant-es du quartier de la Plaine à Saint-Denis (93) se sont rassemblés lors d'une marche ce dimanche 7 novembre, déplorant la lenteur de l'enquête préliminaire. Dans le cortège, ils ont la vingtaine, des rèves pleins la tête, et dénoncent un système qui les condamne à mourir "
Comme chaque année, une marche en l'honneur d'Adama Traoré a eu lieu à Beaumont-sur-Oise (95), ce samedi 17 juillet. La mort en 2016 de ce jeune homme noir de 24 ans, impliquant un équipage de trois gendarmes, n’a toujours pas donné lieu à un procès ; et comme depuis cinq ans, la marche entendait ne réclamer que deux choses : la vérité, et la justice pour Adama.
Pendant trois semaines, la cour d'Assises de Pontoise (95) a examiné les événements survenus après la mort d'Adama Traoré en 2016. Démêlant le vrai des spéculations, le Tribunal a acquitté trois des cinq accusés. Une "première victoire" pour le collectif Justice et Vérité pour Adama, qui n'a eu de cesse "de rappeler le contexte de la mort d'Adama".
Samedi 22 mai, à Argenteuil (95), la famille, les ami•es et les proches de Sabri Choubi marchait en sa mémoire et pour exiger que lumière soit faite sur les circonstances de sa mort, il y a un an.
Près d'un an après la mort de Sabri Choubi à Argenteuil (92), sa famille lutte toujours, après un premier classement sans suite du dossier. A l'occasion de la seconde marche blanche, qui se déroulera le 22 mai prochain, le collectif de soutien rappelle qu'il existe toujours de nombreuses zones d'ombre.
De toute évidence, ce ne fut pas la grève générale que les syndicats espéraient (du moins aimerait-on croire qu’ils l’espéraient…). Il y avait certes des dizaines de milliers de personnes à Paris répondant à l’appel de la grève interprofessionnelle de plusieurs centrales syndicales, et plus d’une centaine de milliers dans tout le pays, mais cela n’a pas suffi à paralyser efficacement l’économie pour impacter les décisions du gouvernement. Et honnêtement, il fallait s’y attendre. Cependant, au vu du contexte politique et social très tendu dans toutes les strates de la société française, il faut aussi s’attendre à ce que ce mouvement s’étende et s’amplifie dans les jours à venir, et c’est de cela dont il faut que l’on discute.